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jeudi 9 mars 2017
Le Livre des Baltimore
4ème de couv' :
Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.
Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.
Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012, il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.
Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?
Mon avis :
Il aura fallu attendre 3 ans avant de découvrir le nouveau roman de Joël Dicker, 3 ans c'est long...
Mais ça a valu le coup d'être patiente.
On retrouve avec plaisir Marcus Goldman, l'écrivain à succès de La Vérité sur l'Affaire Harry Québert.
Dans Le Livre des Baltimore, le lecteur est transporté dans l'enfance et l'histoire familiale de Marcus.
Celui-ci est au coeur d'une tragédie familiale qui le changera à jamais.
J'aurai tellement voulu vous en raconter plus mais j'ai la crainte de trop en dévoiler, et ce serait dommage...
En lisant ce livre, différentes sensations m'ont parcouru : mélancolie, tristesse, joie, nostalgie des moments heureux.
Comme pour La Vérité sur l'Affaire Harry Québert, une fois le livre commencé, il est difficile de s'arrêter.
Joël Dicker a un style d'écriture très agréable à lire, il est vraiment doué pour lier les différents éléments narratifs entre eux et pour apporter de nombreux rebondissements qui donnent du rythme à l'histoire.
Bref vous l'aurez compris j'ai apprécié ce livre et je vous invite vivement à le découvrir.
Bonne lecture !!!
N.B : J'ai écrit cet article fin 2015 mais il n'avait jamais été publié.
Depuis peu vous pouvez découvrir Le Livre des Baltimore en format poche
vendredi 25 septembre 2015
L'atelier des morts
4ème de couv' :
Marie ma mère, écoute ce qui surgit. Il n’y a pas d’image s’il n’y a pas de corps. Pas de corps s’il n’y a pas de mots. Pas de mots s’il n’y a pas de voix. Pas de voix s’il n’y a pas de souffle.’
Il peut arriver qu’il faille ré-ensevelir ses propres morts. Car il y a des morts négligés, comme il y a des individus négligés, qui souffrent au-dedans de nous et nous font souffrir en retour.
L’Atelier des morts, admirable tombeau, raconte une famille française - ses secrets, ses hontes, ses douleurs. Avec cette oraison funèbre, long poème pour réconcilier les vivants et les morts, l’auteur délivre le passé.
Mon avis :
Le livre commence par le narrateur s'adressant à son frère tout juste décédé. Au fil du roman, il s'adresse à 5 morts de sa famille.
La force de ce roman est sa structure, chaque chapitre est destiné à un membre différent : frère, mère, père, oncle maternel et soeur.
Le sujet du livre peut paraître peu attirant mais c'est très bien écrit.
Daniel Conrod parvient à nous rendre tous ces personnages familiers. Il alterne rancoeur, tristesse et joie. Certains passages sont extrêmement poignants notamment le chapitre avec sa soeur.
On ressent beaucoup de souffrance et d'amertume dans la voix du narrateur.
Un roman fort qui ne laisse pas indifférent et qui renvoie le lecteur à réfléchir sur sa propre famille.
Bonne lecture !!!
Marie ma mère, écoute ce qui surgit. Il n’y a pas d’image s’il n’y a pas de corps. Pas de corps s’il n’y a pas de mots. Pas de mots s’il n’y a pas de voix. Pas de voix s’il n’y a pas de souffle.’
Il peut arriver qu’il faille ré-ensevelir ses propres morts. Car il y a des morts négligés, comme il y a des individus négligés, qui souffrent au-dedans de nous et nous font souffrir en retour.
L’Atelier des morts, admirable tombeau, raconte une famille française - ses secrets, ses hontes, ses douleurs. Avec cette oraison funèbre, long poème pour réconcilier les vivants et les morts, l’auteur délivre le passé.
Mon avis :
Le livre commence par le narrateur s'adressant à son frère tout juste décédé. Au fil du roman, il s'adresse à 5 morts de sa famille.
La force de ce roman est sa structure, chaque chapitre est destiné à un membre différent : frère, mère, père, oncle maternel et soeur.
Le sujet du livre peut paraître peu attirant mais c'est très bien écrit.
Daniel Conrod parvient à nous rendre tous ces personnages familiers. Il alterne rancoeur, tristesse et joie. Certains passages sont extrêmement poignants notamment le chapitre avec sa soeur.
On ressent beaucoup de souffrance et d'amertume dans la voix du narrateur.
Un roman fort qui ne laisse pas indifférent et qui renvoie le lecteur à réfléchir sur sa propre famille.
Bonne lecture !!!
lundi 21 septembre 2015
Des mots jamais dits
4ème de couv' :
On ne sait pas où elle va. Elle, ne le sait sans doute pas non plus. Elle est maintenant dans la rue, son sac sur l’épaule. Elle marche, non pas comme on la voit marcher dans son habituelle frénésie, non, elle marche d’un pas nouveau, décidé et calme. Elle est dans la rue. Elle a commis l’impensable et pourtant elle est légère - une princesse se réveillant d’un sommeil de cent ans.’
Elle est l’aînée et ne s’est jamais comportée en enfant. Elle s’occupe des frères et soeurs, du père et de la mère. Elle joue la maîtresse de maison, tient ce rôle avec un tel sérieux qu’elle ne parvient plus à s’en défaire.
Depuis toujours, l’amour qui lie ses parents la fascine. Dans sa solitude, elle observe et rêve de vivre une aussi merveilleuse histoire.
Un jour, pourtant, elle décide de quitter les siens.
Des mots jamais dits est un conte. Avec sensibilité, Violaine Bérot explore les failles mystérieuses que l’enfance et la famille creusent en chacun.
Mon avis :
Dès les premières pages on assiste à un début d'histoire un peu dérangeante. L'héroïne du livre vient de naître. On assiste à une naissance difficile, au rejet de la mère à devenir mère. Par la suite "la mère" aura plusieurs enfants mais il y a toujours ce même rejet, et c'est l'héroïne de l'histoire "l'aînée" qui élèvera ses frères et soeurs. Puis le jour de ses 18 ans, "l'aînée" décide de prendre sa vie en main et quitte le domicile familial.
Elle affronte la vie, elle est celle qui est forte, celle qui doit faire face à sa solitude. "Elle est la jeune fille mystérieuse dont personne ne sait grand-chose mais vers laquelle chacun va".
Le lecteur regarde l'aînée évoluer, grandir et vieillir, se replier sur elle même et regretter ces "mots jamais dits" .
Violaine Bérot nous fait réfléchir sur notre propre existence. Un conte moderne, efficace et bien écrit.
Bonne lecture !!!
dimanche 20 septembre 2015
Macadam
Résumé :
Pour tromper l’ennui lors des confessions, un prêtre s’adonne à un penchant secret. Une jeune femme trouve l’amour aux caisses d’un péage. Pendant la guerre, un bouleau blanc sauve un soldat. Un vieux graphologue se met en quête de l’écriture la plus noire. Une fois l’an, une dame pipi déverrouille la cabine numéro huit…
Mon avis :
Jean-Paul Didierlaurent nous entraîne dans un nouvel univers en nous faisant découvrir une sélection de 11 nouvelles particulièrement bien réussies.
D'une jeune femme qui travaille dans un péage à un prêtre qui joue au Tétris en passant par les cauchemars d'une petite fille
De nombreux personnages très différents
Avec ce recueil l'auteur du roman Le liseur du 6h27 confirme son talent de conteur.
Une préférence pour les nouvelles : Macadam, Le jardin des étoiles que je trouve très poétique et Rose Sparadrap qui est un texte poignant et marquant par rapport au thème qu'il évoque.
Un livre à lire pour les amateurs de nouvelles.
Bonne lecture !!!
vendredi 4 septembre 2015
Popcorn Melody
4ème de couv' :
Tom Elliott tient une supérette à Shellawick, un bled du Midwest planté au milieu du désert. Tandis que la plupart des habitants se tuent à la tâche dans l'usine de pop-corn, Tom vend sa fameuse "trilogie du bonheur" : de quoi manger, se laver et tuer les mouches.
Malgré les rayons désespérément dégarnis, les clients défilent du matin au soir. Ce succès, Tom le doit au fauteuil de barbier qu'il a installé devant sa caisse et où chacun s'assoit pour livrer ses secrets et les rumeurs du coin. Mais voilà que pousse sur le trottoir d'en face un supermarché ultramoderne. Pour Tom, c'est le début d'une délirante et salutaire descente aux enfers...
Mon avis :
Comment la modernité peut anéantir une culture et un certain mode de vie.
La vie de Tom bascule une première fois à la mort de son père qui était le barbier de la ville. Il reprend le commerce et en fait une supérette. Il garde le fauteuil de barbier qui devient un fauteuil à confidence.
Le roman commence avec un événement qui paraît anodin : la rencontre de Tom avec un musicien. La vie de Tom basculera une deuxième fois lorsqu'un supermarché plus moderne s'installe en face de son commerce.
Personnages hauts en couleur dans un univers complètement déluré et une société de consommation exacerbée tels sont les ingrédients de ce livre corrosif.
Avec ce roman Emilie de Turckheim traite avec humour et ironie nos travers de consommateur dans une société de plus en plus avide de modernité.
Pour notre plus grand plaisir, elle entraîne le lecteur dans un univers totalement déluré et incisif.
Bonne lecture !!!
jeudi 20 août 2015
Djibouti
4ème de couv' :
« C’est demain, se répète Markus, que je rentre à Paris... » Pour sa dernière nuit africaine, le jeune militaire se jette à corps perdu dans Djibouti, son implacable désert, son désordre étourdissant, ses putains redoutables, et sa faune de soldats fous d’ivresse et de solitude. Entre violence brute et errance onirique dans les bas-fonds de la ville, Pierre Deram met à nu la bouleversante férocité des rapports humains.
À Djibouti, berceau de l’humanité et barque de perdition, prostituées et légionnaires sont les mêmes enfants de la violence et de la beauté...
Mon avis :
C'est l'histoire de Markus, jeune militaire français à Djibouti. Le livre débute par sa dernière nuit là-bas.
Au cours de son périple nocturne il se remémore son court séjour (6 mois) là-bas. Ses rencontres, ses missions, ses soirées avec les autres militaires.
Le lecteur prend de plein fouet l'atmosphère oppressante des lieux. Un récit qui alterne anecdotes, mélancolies et nostalgie.
L'auteur utilise une certaine brutalité des mots pour décrire la violence des lieux et la violence des actes.
Pierre Deram nous offre un premier roman très court (114 pages) mais bien élaboré.
Bonne lecture !!!
mercredi 19 août 2015
Vie et Mort de Sophie Stark
4ème de couv' :
"Sophie comprenait beaucoup mieux les gens, et la façon de les manipuler, qu'elle ne le laissait paraître. Au moment même où j'ai ouvert la porte, elle a su qu'elle pouvait faire de moi ce qu'elle voulait."
Allison vient de quitter sa Virginie natale pour New York. Elle travaille dans un bar et n'a aucune ambition, aucun avenir. Puis elle rencontre Sophie Stark, une jeune réalisatrice décidée à faire d'elle une star. Daniel, ancien champion de basket, se remet d'un terrible accident de voiture. Ses retrouvailles avec Sophie Stark, son amour de jeunesse, lui redonnent le goût de vivre. La carrière de George, producteur hollywoodien, est au point mort. Pour renouer avec le succès, il décide d'appeler Sophie Stark, étoile montante du cinéma indépendant. Artiste passionnée, géniale et insaisissable, Sophie transforme et transcende la vie de ceux qui croisent sa route. Pour le meilleur et pour le pire.
Mon avis :
La narratrice mélange réalité et fiction, elle raconte comment elle a fait connaissance de Sophie Stark, réalisatrice hors norme qui a marqué le cinéma indépendant.
Chaque chapitre est avec un personnage différent qui nous en apprend un peu plus sur sa vie. Chacun des personnages a rencontré et partagé un moment de leur vie avec la réalisatrice. Mais ses réalisations sont sa seule raison de vivre.
Avec un style d'écriture mordant, Anna North nous offre un roman percutant, une histoire forte et originale. Une narration très bien menée qui permettent au lecteur d'accrocher dès les premières pages. On adore découvrir cette vie non conforme par ceux qui l'ont côtoyée.
Bonne lecture !!!
mercredi 12 août 2015
L'oiseau du bon dieu
4ème de couv' :
En 1856, Henry Shakleford, douze ans, traîne avec insouciance sa condition de jeune esclave noir. Jusqu'à ce que le légendaire abolitionniste John Brown débarque en ville avec sa bande de renégats. Henry se retrouve alors libéré malgré lui et embarque à la suite de ce chef illuminé qui le prend pour une fille. Affublé d'une robe et d'un bonnet, le jeune garçon sera brinquebalé des forêts où campent les révoltés aux salons des philanthropes en passant par les bordels de l'Ouest, traversant quelques unes des heures les plus marquantes du XIXème siècle américain.
Dans cette épopée romanesque inventive et désopilante, récompensé par le prestigieux National Book Award en 2013, James McBride revisite avec un humour féroce et une verve truculente l'histoire de son pays et de l'un de ses héros les plus méconnus.
Mon avis :
Voici le parcours d'Henry Shackleford, jeune esclave noir qui se retrouve entraîné, malgré lui, dans le sillage du fameux abolitionniste John Brown.
Au grand désespoir d'Henry, John le prend pour une fille. Au fil du voyage il doit cacher, avec difficultés, sa véritable nature. S'ensuit alors une série de quiproquos qui le mettra dans des situations absurdes ou délicates.
L'auteur nous entraîne dans un périple au coeur de l'Amérique du XIXème siècle où Henry n'en sortira pas complètement indemne.
Une ambiance western dans l'Amérique d'avant-guerre de Sécession, de nombreux rebondissements, un personnage charismatique font de ce roman d'aventure une histoire très divertissante.
Bref une belle épopée américaine à découvrir !!!
Bonne lecture !!!
mardi 11 août 2015
Le renversement des pôles
4ème de couv' :
Couple : deux personnes de la même espèce considérées ensemble.
Couples en vacances avec enfants : spécimen d'un genre particulier qui attend l'été avec impatience mais qui risque fort de finir la tête dans le sable.
Les Bourdon et les Laforêt ont loué deux appartements voisins dans une résidence avec piscine en bord de mer. Chacun est arrivé avec la même envie : consacrer ce temps béni aux enfants, au repos, aux projets. Et tous sont rattrapés par leurs obsessions propres : fuir un mari ennuyeux, gagner vite plus d'argent, faire oublier qu'on a pris dix kilos, faire semblant que tout va bien. Passée l'euphorie de l'échappée belle, ils ne tarderont pas à découvrir que changer de vie a un prix, que la liberté exige du souffle et qu'elle ne s'achète jamais à bon compte.
Mon avis :
Le lecteur suit les pérégrinations de deux couples en vacances : les Bourdon et les Laforêt.
En apparence, ces deux familles de classe moyenne sont heureux et biens sous tout rapport, mais en apparence seulement...
Ici les vacances sont synonymes de grande mascarade.
Avec une écriture vive et incisive, Nathalie Côte nous livre une vision acide et très cynique du couple. On prend plaisir à découvrir leurs petits travers en espérant qu'une seule chose : qu'on ne leur ressemble pas. Mais certains travers sont universels.
Malgré un final légèrement décevant (pour moi), Le renversement des pôles est un bon premier roman à découvrir lors de cette rentrée littéraire.
Bonne lecture !!!
vendredi 7 août 2015
La maladroite
4ème de couv' :
"Je voudrais me rappeler Diana, mieux que je ne peux en vrai. Je voudrais me rappeler tout ce que Diana et moi nous n'avons jamais fait ensemble, comme si nous l'avions fait. Parfois j'écoute des musiques de notre enfance, et je voudrais que la musique me la rappelle, mais la musique ne me rappelle rien, parce que nous n'étions pas ensemble, nous n'avons pas vécu la même enfance
Diana, 8 ans, a disparu. Ceux qui l'ont approchée dans sa courte vie viennent prendre la parole et nous dire ce qui s'est noué sous leurs yeux. Institutions, médecins, gendarmes, assistantes sociales, grand-mère, tante et demi-frère...
Ce choeur de voix, écrit dans une langue dégagée de tout effet de style, est d'une authenticité à couper le souffle. Un premier roman d'une rare nécessité.
Mon avis :
"La maladroite" c'est Diana, petite fille de 8 ans, que le personnel enseignant soupçonne d'être maltraitée. Mais ce ne sont que des soupçons car, lorsqu'ils évoquent ces blessures avec Diana, celle-ci répond toujours "je suis très maladroite".
On découvre avec stupeur la perversité du système...
Alexandre Seurat nous offre un premier roman, certes court (seulement 122 pages), mais tellement fort dans les propos.
L'intrigue est très bien ficelée.
Les différents narrateurs évoquent les faits avec la plus grande simplicité même si le cas de Diana est complexe. Le lecteur ressent en même temps qu'eux un certain malaise, très souvent de la frustration, et même par moment une certaine confusion au vue des circonstances.
Un premier roman particulièrement bien réussi et bouleversant.
A découvrir sans plus tarder !
Bonne lecture !!!
jeudi 6 août 2015
La vie selon Florence Gordon
4ème de couv' :
Florence Gordon est directe, brillante, acariâtre et passionnée. Maîtresse femme, elle est capable de réduire les imbéciles au silence d'une seule de ses piques acérées.
Icône féministe aux yeux des jeunes filles, invisible au reste du monde, à soixante-quinze ans, elle a mérité -enfin!- de se délester du fardeau des autres pour se consacrer à son oeuvre. Mais à peine a-t-elle débuté ses mémoires, si longtemps différés, que sa quiétude est menacée par l'arrivée de sa famille.
Son fils Daniel, qui fait son désespoir depuis qu'il a intégré la police, revient s'installer à New York avec sa femme, Janine, et sa fille, Emily. Florence se retrouve alors impliquée bien malgré elle dans leurs mélodrames familiaux qui vont assombrir ses journées et menacer son rempart de solitude.
Sans parler de son pied gauche, qui commence à la faire boiter...
Mon avis :
Florence Gordon, féministe de renommée nationale est aussi une femme directe, acariâtre et dure envers les autres et, surtout envers les membres de sa famille.
Lorsque l'histoire commence, Florence s'apprête à se rendre au restaurant, plus précisément à l'occasion de son anniversaire surprise organisé par ses amies et sa famille. Bien qu'heureuse de l'attention, elle délaisse l'ensemble des invités pour rentrer chez elle. Florence n'a pas de temps à leur consacrer, elle vient de débuter la grande oeuvre de sa vie : l'écriture de ses mémoires.
Mais l'arrivée de son fils Daniel et de sa famille à New York va perturber cette écriture...
Un roman choral à l'humour grinçant où se mêlent choc des générations et drames familiaux.
Le lecteur s'attache à chaque personnage, même celui de Florence Gordon qu'on adore détester.
Une comédie cinglante et pleine d'esprit sur notre époque que j'ai aimé découvrir.
Bonne lecture !!!
lundi 3 août 2015
J'ai vu un homme
4ème de couv' :
Que fait Michael Turner dans la maison de ses voisins en leur absence ? Pourquoi s'attarder ainsi sur les photos de famille, les dessins d'enfants ?
Depuis la disparition de sa femme Caroline, journaliste tuée au Pakistan, il vit à Londres. En un éclair, Michael est entré dans l'existence des Nelson : il est l'ami idéal, le confident dévoué.
Presque trop.
A des kilomètres de là, dans le désert du Nevada, le commandant McCullen est traversé de remords. Caroline est morte par sa faute. D'autres innocents injustement tombés ont émaillé sa carrière. Mais cette fois, il ne parvient pas à s'en remettre.
Mon avis :
Michael Turner, écrivain d'un best seller, vient d'emménager à Londres. Il sympathise immédiatement avec Josh et Samantha, ses voisins. Michael est veuf depuis peu. Sa femme Caroline était grand reporter et a été tué au Pakistan, dommage collatéral comme ils disent.
Dès le début on remarque la grande capacité d'immersion de Michael et sa faculté de provoquer les confidences.
Jusqu'au jour où un événement dramatique survient...
Michael entre alors dans un engrenage de mensonge et de honte mais aussi de suspicion quand il s'aperçoit qu'il n'est pas le seul à mentir...Mais est-ce que toute vérité est bonne à dire ?
Mensonge, honte, pardon sont les ingrédients de cette histoire. Owen Sheers nous emmène dans les méandres d'une relation à trois et dans la reconstruction de soi pendant un deuil.
Un roman sans prétention qui se laisse lire.
Bonne lecture !!!
samedi 1 août 2015
Là où tombe la pluie
4ème de couv' :
Accusée de meurtre, Ruth Ardingly est assignée à résidence. Enfermée, rejetée de tous, elle entreprend de reconstruire le puzzle de la tragédie qui a détruit son mariage et sa famille.
Quelques années auparavant, Ruth et son mari Mark quittent Londres pour fuir les souvenirs et reconstruire leur vie. Ils emménagent à La Source, la maison de leur rêve. Tandis que le monde fait face à une sécheresse hors du commun, leur propriété est mystérieusement épargnée. Le couple s'attire la jalousie de ses voisins agriculteurs, la curiosité du gouvernement mais aussi le fanatisme d'une secte, La Rose de Jéricho, dirigée par une femme étrange, Amelia.
Ses membres s'insinuent dans la vie de Ruth et Mark, de leur fille, Angie, et de leur petit-fils, Lucien. L'emprise d'Amelia sur Ruth grandit de jour en jour, au grand désarroi de son mari. Les relations s'enveniment entre les habitants de La Source, la tension monte et atteint son point culminant avec un crime odieux. Le meurtrier se cache parmi ses plus proches confidents, Ruth en est sûre.
Seule dans cette enclave, elle se décide à affronter ses plus grandes peurs pour comprendre ce qu'il s'est vraiment passé cette nuit-là à La Source.
Mon avis :
L'histoire débute lorsque la narratrice sort de prison et est assignée à résidence, chez elle, à La Source. La seule condition : sa propriété est temporairement utilisée à des fins de recherches et de développement.
Lors de cette première journée de "liberté" elle se remémore comment tout cela a commencé : son départ de Londres avec son mari Mark pour emménager à La Source, la réussite de leurs récoltes, la jalousie des gens locaux qui s'intensifie, les relations tendues avec sa fille, son amour presque maternel pour son petit-fils Lucien et l'arrivée de la Secte de la Rose de Jericho à La Source...
Ruth se pose de nombreuses questions, auxquelles elle n'a pas forcément toutes les réponses. Elle pense à tous ces moments pour ne pas oublier pourquoi elle a été emprisonnée, pour tenter de rattraper des souvenirs qui ont tendance à disparaître et, surtout, pour connaître enfin la vérité sur ce drame survenu au domaine de La Source.
Un premier roman bouleversant et très réussi, avec une intrigue palpitante sur les travers du genre humain.
Là où tombe la pluie est un roman qui ne vous laissera pas indifférent.
Bonne lecture !!!
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