samedi 26 septembre 2015

Vous prendrez bien un dessert ?

4ème de couv' :

Les réunions familiales sont toujours un moment magique, parait-il. Les Labarre, en tout cas, ne sont pas prêts d’oublier celle-ci !

Paul, Charles, Nicolas, Louise, Eléonore, Jeanne et les autres appartiennent à une même famille. Réunis dans un chalet pour fêter à la fois Noël et l’anniversaire de Louis, le patriarche, ils racontent tour à tour le huis clos dans lequel ils se retrouvent, le temps d’une soirée, coincés par la neige. Ouverture des cadeaux, ivresse, retrouvailles, guirlandes et cotillons, la magie de Noël opère jusqu’à ce que les vieux démons, les secrets et les cadavres dans le placard fassent irruption.

Un roman à la Festen, à la fois cruel, acide et drôle.





Mon avis :

Je ne sais pas par où commencer... peut-être par : c'est un excellent roman.

J'ai adoré cette histoire de famille pleine de rebondissements. Chaque chapitre est un membre de la famille Labarre ou un acteur de ce réveillon de Noël. Chaque chapitre a son lot de surprise... le passé de Louis, le patriarche de la famille, qu'on ne voit pas venir, le mystère autour de Paul, et un véritable vaudeville lorsqu'on arrive à la lecture du chapitre de Jessica. Enfin le dernier chapitre où tout se dévoile...

Personne n'est ni tout blanc ni tout noir. Nous allons de surprise en surprise et nous passons par toutes les émotions, du rire aux larmes.

Une très bonne comédie pleine de rebondissements.
Après avoir lu ce livre, vous ne verrez plus jamais les réunions familiales sous le même angle.


Bonne lecture !!!


vendredi 25 septembre 2015

L'atelier des morts

4ème de couv' :

Marie ma mère, écoute ce qui surgit. Il n’y a pas d’image s’il n’y a pas de corps. Pas de corps s’il n’y a pas de mots. Pas de mots s’il n’y a pas de voix. Pas de voix s’il n’y a pas de souffle.’
Il peut arriver qu’il faille ré-ensevelir ses propres morts. Car il y a des morts négligés, comme il y a des individus négligés, qui souffrent au-dedans de nous et nous font souffrir en retour.
L’Atelier des morts, admirable tombeau, raconte une famille française - ses secrets, ses hontes, ses douleurs. Avec cette oraison funèbre, long poème pour réconcilier les vivants et les morts, l’auteur délivre le passé.




Mon avis :

Le livre commence par le narrateur s'adressant à son frère tout juste décédé. Au fil du roman, il s'adresse à 5 morts de sa famille.
La force de ce roman est sa structure, chaque chapitre est destiné à un membre différent : frère, mère, père, oncle maternel et soeur.

Le sujet du livre peut paraître peu attirant mais c'est très bien écrit.
Daniel Conrod parvient à nous rendre tous ces personnages familiers. Il alterne rancoeur, tristesse et joie. Certains passages sont extrêmement poignants notamment le chapitre avec sa soeur.
On ressent beaucoup de souffrance et d'amertume dans la voix du narrateur.

Un roman fort qui ne laisse pas indifférent et qui renvoie le lecteur à réfléchir sur sa propre famille.


Bonne lecture !!!

lundi 21 septembre 2015

Des mots jamais dits


4ème de couv' :

On ne sait pas où elle va. Elle, ne le sait sans doute pas non plus. Elle est maintenant dans la rue, son sac sur l’épaule. Elle marche, non pas comme on la voit marcher dans son habituelle frénésie, non, elle marche d’un pas nouveau, décidé et calme. Elle est dans la rue. Elle a commis l’impensable et pourtant elle est légère - une princesse se réveillant d’un sommeil de cent ans.’
Elle est l’aînée et ne s’est jamais comportée en enfant. Elle s’occupe des frères et soeurs, du père et de la mère. Elle joue la maîtresse de maison, tient ce rôle avec un tel sérieux qu’elle ne parvient plus à s’en défaire.
Depuis toujours, l’amour qui lie ses parents la fascine. Dans sa solitude, elle observe et rêve de vivre une aussi merveilleuse histoire.
Un jour, pourtant, elle décide de quitter les siens.
Des mots jamais dits est un conte. Avec sensibilité, Violaine Bérot explore les failles mystérieuses que l’enfance et la famille creusent en chacun.




Mon avis :

Dès les premières pages on assiste à un début d'histoire un peu dérangeante. L'héroïne du livre vient de naître. On assiste à une naissance difficile, au rejet de la mère à devenir mère. Par la suite "la mère" aura plusieurs enfants mais il y a toujours ce même rejet, et c'est l'héroïne de l'histoire "l'aînée" qui élèvera ses frères et soeurs. Puis le jour de ses 18 ans, "l'aînée" décide de prendre sa vie en main et quitte le domicile familial.

Elle affronte la vie, elle est celle qui est forte, celle qui doit faire face à sa solitude. "Elle est la jeune fille mystérieuse dont personne ne sait grand-chose mais vers laquelle chacun va".

Le lecteur regarde l'aînée évoluer, grandir et vieillir, se replier sur elle même et regretter ces "mots jamais dits" . 
Violaine Bérot nous fait réfléchir sur notre propre existence. Un conte moderne, efficace et bien écrit. 


Bonne lecture !!!

dimanche 20 septembre 2015

Macadam


Résumé :

Pour tromper l’ennui lors des confessions, un prêtre s’adonne à un penchant secret. Une jeune femme trouve l’amour aux caisses d’un péage. Pendant la guerre, un bouleau blanc sauve un soldat. Un vieux graphologue se met en quête de l’écriture la plus noire. Une fois l’an, une dame pipi déverrouille la cabine numéro huit…




Mon avis :

Jean-Paul Didierlaurent nous entraîne dans un nouvel univers en nous faisant découvrir une sélection de 11 nouvelles particulièrement bien réussies.
D'une jeune femme qui travaille dans un péage à un prêtre qui joue au Tétris en passant par les cauchemars d'une petite fille
De nombreux personnages très différents

Avec ce recueil l'auteur du roman Le liseur du 6h27 confirme son talent de conteur.
Une préférence pour les nouvelles : Macadam, Le jardin des étoiles que je trouve très poétique et Rose Sparadrap qui est un texte poignant et marquant par rapport au thème qu'il évoque.

Un livre à lire pour les amateurs de nouvelles.

Bonne lecture !!!